La voiture électrique est elle vraiment écologique ?

De 2010 à 2017, le nombre de voitures électriques immatriculées en France a été multiplié par 100. De plus en plus de constructeurs se mettent à produire des voitures hybrides ou 100 % électriques. En effet, celles-ci rencontrent un franc succès notamment grâce à des arguments de taille, rouler sans émettre de CO2 et un bonus écologique de 6000 €.

La voiture totalement écologique : Un mythe

Cependant, la voiture 100 % électrique n’est pas 100 % propre. En effet, de nombreux éléments entachent son bilan écologique, principalement la question de la fabrication et du recyclage des batteries. Selon les experts de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) :

La voiture électrique consomme moins d’énergie que la voiture thermique, car sa chaîne de traction présente un excellent rendement énergétique. Malgré cela, sur l’ensemble de son cycle de vie, la consommation énergétique d’un véhicule électrique est globalement proche de celle d’un véhicule diesel.

En effet on doit prendre en compte la phase de fabrication de la voiture en plus de son usage, il faut deux fois plus d’énergie pour produire un véhicule électrique. L’extraction du lithium (qui compose les batteries des voitures électriques) a des conséquences environnementales importantes car les mines de lithium — qui sont pour la plupart en Amérique latine — consomment énormément d’eau et de produits chimiques ce qui est fort préjudiciable pour l’écosystème et les populations environnantes. Il y a aussi un problème éthique qui se pose, en effet l’extraction du cobalt, qui compose également les batteries des voitures électriques, s’effectue dans des mines d’Afrique où le travail d’enfants est fréquent.

La pollution est donc « déplacée » en effet même si les véhicules électriques polluent moins que les véhicules thermiques lors de l’usage, ils sont très polluants lors de leurs productions.

 

De plus même sans pot d’échappement, la voiture électrique émet des particules fines, en effet d’après l’observatoire de la qualité de l’air en Île de France, 41 % des particules fines sont issues de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins.

 

Une voiture plus propre sur le long terme ?

Cependant à long terme, lorsqu’on dépasse 50 000 à 100 000 kilomètres, la voiture électrique émet moins de C02 qu’une voiture thermique. Cela diffère grandement en fonction des pays, en effet en France, où l’électricité provient du nucléaire pour plus de 80 %, on est plus proche de 50 000 kilomètres, car le nucléaire n’émet quasiment pas de CO2 (ici on ne prend pas en compte les autres problèmes que pose le nucléaire comme les déchets et le risque de radioactivité en général). En Allemagne où c’est le charbon qui a la place la plus importante, la production d’électricité dégage énormément de CO2 il faudra donc 100 000 voire 150 000 kilomètres pour que la voiture électrique soit plus avantageuse.

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